Une étude récente du département de la recherche de la Société canadienne d'hypothèque et de logement* démontre que l'utilisation de meilleurs systèmes de filtration d'air dans les systèmes de chauffage à air pulsé n'auraient qu'une faible influence sur le niveau de particules de poussière en suspension dans l'air durant les périodes d'occupation des logements. Cette étude nous éclaire davantage sur les cycles de la poussière, sur le choix des revêtements de sol, sur l'entretien et sur l'étanchéité de l'enveloppe du bâtiment. Il semble que la filtration mécanique doit être combinée à d'autres interventions si on veut éliminer les hauts niveaux de particules en suspension dans l'air. Études inédites, résultats surprenants .Avec la venue d'appareils de filtration clamant une efficacité de filtration de 90 à 100%, la SCHL a mis en place un projet de recherche pour mesurer les effets de ces systèmes sur le niveau de particules en suspension dans l'air. Auparavant, il y avait eu très peu de tests sur les niveaux de particules dans les maisons canadiennes et la plupart étaient très rudimentaires. La première surprise causée par cette étude fut de constater que les niveaux de particules dans l'air des maisons canadiennes sont très différents des résultats obtenus dans les études américaines. Les maisons canadiennes étant plus étanches à l'air, leur taux de renouvellement d'air plus restreint influence la concentration des poussières. Cette donnée vient aussi compliquer la comparaison des divers systèmes de filtration car le renouvellement de poussière dans les maisons varie en fonction de l'étanchéité de l'enveloppe . La méthode de recherche Les résultats En termes de particules en suspension, l'air extérieur n'est pas nécessairement idéal. Durant une journée typique d'avril on peut y trouver une concentration de 35 microgrammes par mètre cube (contre 25 microgrammes/m3 au-dessus des planchers lisses, rappelons-le). Ouvrir les fenêtres pour ventiler n'est donc pas la solution et les murs peu étanches à l'air non plus car ils approvisionnent l'air intérieur en poussières. Pour obtenir un bas niveau de concentration dans l'air intérieur, il est préférable d'avoir des murs étanches et une bonne filtration de l'air qui entre de l'extérieur. L'utilisation de planchers lisses qu'on entretien régulièrement permettront ensuite de limiter la formation des nuages de poussières et aideront les systèmes de filtration à performer plus rapidement afin de maintenir une bonne qualité d'air intérieur. Les résultats de cette étude mettent bien en évidence l'importance des occupants d'une maison. Si cette étude semble concluante pour les maisons inoccupées durant le jour, les résultats seraient bien différents dans une maison occupée où la poussière est régulièrement soulevée par l'activité des lieux. Dans un tel cas, les appareils de filtration à haute efficacité auraient le temps de filtrer l'ensemble de l'air convenablement. Les maisons habitées durant le jour par des retraités, par des travailleurs autonomes, par une personne malade ou tout simplement par une famille avec de jeunes enfants qui ne vont pas à l'école ou la garderie sont autant de situations où les systèmes de filtrations pourraient mieux faire leur travail. De plus, on n'y parle pas de l'usage d'une simple vadrouille humide passée sur les planchers pour ramasser la poussière. Cette pratique pourrait être plus efficace que le passage de l'aspirateur pour ramasser les poussières au plancher. Voir On ne parle pas non plus de l'importance de la dimension de la maison, et du volume d'air traité, sur l'efficacité de la filtration. Si la réduction des particules en suspension est de 30% dans une grande maison ( ce qui n'est pas négligeable), elle pourrait peut-être se situer à 60% dans une maison plus petite dont le volume d'air est plus restreint et plus rapidement filtré. Il demeure qu'un nombre important d'utilisateurs de systèmes de filtration à haute performance se disent très satisfaits des résultats obtenus depuis l'installation de leur appareil. Encore récemment, j'ai discuté avec un pompier de Montréal, M. Stéphane Côté dont les deux jeunes enfants ont des problèmes d'asthme. Ayant fait installer un système PFT Lifebreath, il a constaté que ses enfants n'ont plus besoin d'utiliser leur « pompe » (bronco-dilatateur) lorsqu'ils sont dans la maison. Est-ce le fait du hasard ou de changements physiologiques des enfants ? Pour l'instant, il se dit très heureux de son choix. *REDUCING PARTICULATE LEVELS IN HOUSES, Par D. Fugler1*, D. Bowser2 1Research Division, Canada Mortgage and Housing Corporation, Ottawa, ON, Canada 2Bowser Technical Inc., Brantford, ON, Canada ARTICLES CONNEXES:
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