Les systèmes de traitement tertiaires pour les eaux usées des résidences autonomes permettent de désinfecter les eaux usées et d'enlever le phosphate responsable de la prolifération des algues bleues dans les lacs du Québec. Un système tertiaire a l'avantage de pouvoir rejeter directement ses eaux dans un ruisseau si celui-ci a un débit 300 fois plus élevé que l'effluent provenant du système tertiaire. Les exigences sont cependant très élevées pour le suivi de la qualité de l'eau. Comparaison des performances TABLEAU COMPARATIF DES PERFORMANCES DES SYSTÈMES TERTIAIRES DE TRAITEMENT DES EAUX USÉES
1. Normes prévues au règlement Q-2, r8 en milligramme par litre d'eau 2. Matières en suspension, en milligrammes par litre 3. Coliformes fécaux formant colonie par 100 millilitres d'eau 4. Quantité d'oxygène consommé pendant 5 jours pour assurer l'oxydation de la matière organique biodégradable, en milligrammes par litre 5. N/E. Aucune norme ne s'applique aux champs d'épuration traditionnels. 6. Le procédé est reconnu par le ministère de l'environnement pour la déphosphatation dans les usages commerciaux mais n'a pas encore reçu la certification NQ 3680-910 pour la déphosphatation dans les usages résidentiels. 7. Lorsque le système est utilisé avec un champ de polissage (massif filtrant) supplémentaire lui conférant un statut de traitement tertiaire. 8. L'Écoflo FDI, approuvé comme traitement tertiaire, est muni d'un filtre à sable et d'un filtre membranaire supplémentaires
Analyses d'eau obligatoires. Les propriétaires qui désirent bénéficier des avantages d'un système tertiaire doivent faire analyser l'eau sortant du système deux fois par année. Ceci implique actuellement des frais annuels d'environ 160 $ au total pour deux analyses. La déphosphatation La certification de l'installation Depuis 2005, pour l'obtention du permis municipal de construction d'une résidence isolée, Québec exige qu'un test de percolation du sol ainsi que les plans et devis des installations septiques soient réalisés selon les normes du Q-2, r8. Ceci représente des frais d'environ 1000$ pour le propriétaire. Cependant, ce sont généralement les inspecteurs municipaux qui font la supervision sommaire de l'installation. Dans plusieurs cas, l'inspecteur n'a pas le temps requis pour le faire convenablement. Or, lorsqu'un problème de non conformité survient, la ville est responsable car elle a autorisé les travaux. Pour se défaire de cette lourde responsabilité, plusieurs municipalités exigent maintenant qu'un professionnel indépendant surveille les travaux et certifie leur conformité par rapport aux plans déposés. Cette mesure limitera aussi les possibilités de connivence entre les inspecteurs municipaux et les entreprises de traitement d'eau pour laisser passer des situations inacceptables. Cependant, elle ajoutera près de 500$ aux coûts du professionnel qui voit son travail et sa responsabilité augmenter. Articles connexes
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