Utilisés depuis plus de 15 ans au Québec pour le traitement des eaux usées, les systèmes de traitement secondaire avancés deviennent la solution pour assurer le développement immobilier en milieu rural et de villégiature sans polluer l'environnement. Les niveaux de traitement des eaux usées Le règlement Q-2, r8 classe désormais les systèmes de traitement des eaux usées domestiques en quatre niveaux de traitement. En voici des descriptions vulgarisées. Niveau primaire. Il s'agit de la fosse septique courante dont la fonction est d'enlever les matières flottantes et la partie décantable des matières en suspension afin d'éviter de colmater l'élément épurateur. Niveau secondaire. Il s'agit généralement du « champ d'épuration » classique qu'on appelle l'élément épurateur. Celui-ci permet, grâce à l'action bactérienne, la biodégradation de la matière organique. Cette épuration détruit un nombre important de microorganismes pouvant engendrer des maladies. L'élément épurateur est construit de tuyaux perforés installés dans des tranchées filtrantes où l'eau percole lentement dans le sol récepteur avant de rejoindre la nappe d'eau souterraine. Niveau secondaire avancé. Système remplaçant le champ d'épuration classique par un autre élément épurateur plus performant pour réduire davantage les matières en suspension (MES fécales ou autres) et la pollution carbonnée (DBO5C ou demande biochimique en oxygène de la partie carbonée en 5 jours) en faisant intervenir l'activité bactérienne. Il est à noter que ce système ne remplace que l'élément épurateur et nécessite aussi une fosse septique comme traitement primaire. Niveau tertiaire. Celui-ci maintient les exigences du niveau secondaire avancé pour les MES et les DBO5C, mais ajoute deux objectifs indépendants : la déphosphatation (la réduction du phosphate) et/ou la désinfection (élimination des coliformes et bactéries). La performance des systèmes secondaires avancés En mai 2008, seulement quatre systèmes de traitement de niveau secondaire avancé étaient certifiés par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) selon le programme de certification 3680-910. Il s'agit des technologies Roseau épurateur®, Bionest®, ÉcoBox® et Écoflo®. Le système Enviro-Septic® était en voie d'accréditation (vers octobre 2008) ayant terminé la première phase (l'Annexe A) du test. Le test de certification se fait sur une période de 52 semaines dans un site destiné aux essais et développé par le BNQ à la demande du ministère de l'Environnement du Québec. Contrairement au système d'épuration classique dont les performances peuvent varier d'un terrain à un autre, ces technologies permettent un traitement relativement stable et aussi performant qu'une usine de traitement municipale. Pour les terrains trop petits, on utilise depuis une dizaine d'années le système Écoflo qui consiste en un caisson de fibre de verre contenant de la mousse de tourbe (ou sphaigne). La mousse de tourbe filtre les eaux usées, qui s'écoulent ensuite dans le sol. Comme inconvénients, ce système demande un entretien annuel obligatoire et la tourbe doit être entièrement remplacée après 7 ou 8 ans selon le nombre d'occupants de la résidence et son d'utilisation. Selon le type de sol, il peut être aussi nécessaire de créer une butte de terre importante pour couvrir le caisson de l'Écoflo, ce qui affecte l'esthétisme et l'utilisation du terrain. TABLEAU DES RÉSULTATS DU TEST DU BUREAU DE NORMALISATION DU QUÉBEC
1. Normes prévues au règlement Q-2, r8 en milligramme par litre d'eau 2. Matières en suspension, en milligrammes par litre 3. Coliformes fécaux formant colonie par 100 millilitres d'eau 4. Quantité d'oxygène consommé pendant 5 jours pour assurer l'oxydation de la matière organique biodégradable, en milligrammes par litre 5. N/E. Aucune norme ne s'applique aux champs d'épuration traditionnels. 6. Le procédé est reconnu par le ministère de l'environnement pour la déphosphatation dans les usages commerciaux mais n'a pas encore reçu la certification NQ 3680-910 pour la déphosphatation dans les usages résidentiels. 7. Lorsque le système est utilisé avec un champ de polissage (massif filtrant) supplémentaire lui conférant un statut de traitement tertiaire. 8. L'Écoflo FDI, approuvé comme traitement tertiaire, est muni d'un filtre à sable et d'un filtre membranaire supplémentaires 9. L'Enviro-Septic n'a terminé que la phase A du test du BNQ, la phase B devant être complétée en octobre 2008.
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