Les étés 2006 et 2007 furent marqués par l'interdiction de baignade dans de nombreux lacs du Québec infestés par des concentrations élevées de cyanobactéries potentiellement toxiques, créant une certaines panique chez les propriétaires riverains et les élus municipaux des régions touristiques. Le rejet de phosphates par des systèmes de traitement des eaux usées domestiques déficients fut rapidement identifié parmi les principales causes du problème. Si votre système d'épuration a plus de vingt ans ou si vous comptez bâtir une nouvelle maison non desservie par un réseau d'égouts vous devrez choisir entre différentes nouvelles technologies de traitement des eaux d'usées en ayant en tête la protection de votre environnement. Évolution de la réglementation C'est en 1972 que la Loi sur la qualité de l'environnement du Québec a été sanctionnée pour protéger et améliorer la qualité du milieu naturel dans l'ensemble de la province. La loi interdit le rejet dans l'environnement d'un contaminant au-delà d'une quantité ou d'une concentration prévue par règlement. En 1981, le gouvernement adopte finalement le fameux Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées : le Q-2, r8. Ce règlement remplaçait un ancien règlement de la Loi de l'hygiène publique datant de 1944. Depuis 2005, les entreprises qui vendent au Québec des systèmes de traitement autonomes pour les résidences isolées doivent être certifiées selon la norme NQ 3680-910. De plus, il est maintenant obligatoire, pour toute nouvelle installation ou toute installation remplaçant une installation existante, de faire effectuer un test de sol, un plan d'implantation et un devis de construction répondant aux exigences du Q-2, r8, afin d'obtenir un permis municipal d'installation de système de traitement des eaux usées. Depuis décembre 2007, la loi sur les compétences municipales a été changée afin que les villes puissent intervenir directement sur l'entretien des fosses septiques et des éléments épurateurs après un simple avis de 30 jours transmis aux propriétaires d'installations déficientes. Auparavant, les villes devaient agir par demande d'injonction et ce processus très long et coûteux décourageait les actions municipales auprès des propriétaires fautifs. La majorité des intervenants dans le domaine du traitement des eaux usées s'entendent sur le fait que le système de traitement classique avec une fosse septique et un élément épurateur (champ d'épuration) est performant sur une période d'environ 35 ans lorsque le système est construit sur un sol perméable, avec une faible pente, qu'il est bien utilisé et qu'il est l'objet d'une vidange périodique. Le système classique est aussi le moins cher à réaliser (environ 6000$) et son fonctionnement ne requiert aucune consommation énergétique. Cependant, une étude de la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) conclue que la défaillance des installations d'assainissement autonomes présente d'énormes risques sur le plan de la santé publique ainsi qu'aux niveaux écologiques et financiers. La SCHL a élaboré un modèle d'évaluation des risques liés aux installations d'assainissement autonomes qui a été appliqué avec succès en 2004, à 19 villages fusionnés à la ville d'Ottawa. Parmi les observations faites, on note que 41% des installations aménagées en sol argileux avaient un niveau d'eau dans la fosse septique plus élevé que le niveau de la sortie vers l'élément épurateur. Bref, que les systèmes étaient obstrués et ne s'écoulaient pas convenablement. Cette situation était aussi présente dans 6% des systèmes installés dans un sol perméable. Les résultats laissent entendre qu'avec un sol argileux et une installation de plus de 20 ans les risques sont très élevés d'avoir des problèmes d'obstruction et de polluer l'environnement. Faire son choix
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||